Biométhane

 

Le biométhane est un gaz renouvelable. Il est produit à partir de la transformation de matières organiques issues de divers secteurs : agricole, industriel, déchets de restauration, déchets de collectivités, etc.

La digestion de ces matières organiques produit du biogaz pouvant être valorisé par combustion sous forme de chaleur et/ou d’électricité. Ce biogaz peut être épuré pour atteindre la qualité du gaz naturel. On parle alors de « biométhane », qui peut être injecté dans les réseaux de gaz et répondre à tous les usages des consommateurs.

C’est également un carburant qui alimente tous types de véhicules (voitures, bus, camions). Respectueux de la santé et l’environnement le biométhane carburant, appelé bioGNV, présente les mêmes atouts que le GNV (Gaz Naturel Véhicule) : encore moins d’émissions de CO2, quasi absence de particules, très peu d'oxydes d'azote, pas d'odeur, pas de fumée noire en sortie des pots d'échappement… tout en constituant une solution efficace de valorisation des déchets.

En réduisant de 95% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l'essence et au gazole, le biométhane est une solution alternative efficace pour mettre en œuvre dès aujourd’hui la transition écologique.

 

Une énergie renouvelable issue des territoires

Gaz vert, le biométhane fait partie de la stratégie de développement des énergies renouvelables en France. Produit localement dans les territoires, il participe activement à l’essor d’une nouvelle économie circulaire des régions, favorisant la création d’emplois non délocalisables.

 

Le biométhane de synthèse produit par pyrogazéification : un nouveau gaz renouvelable à partir de biomasse et de déchets

Un nouveau type de biométhane produit localement à partir de procédés de pyrogazéification est actuellement en cours de développement en France et en Europe. Ce biométhane dit « biométhane de synthèse » est produit à partir de ressources renouvelables relativement sèches et peu fermentescibles. Cette filière permet également de produire du gaz à partir d’autres types de gisements sous statut de déchets parfois plus difficiles à valoriser (bois pollué, pépins de fruits, plastiques, pneus en fin de vie, boues polluées, déchets d’activité ou ménagers triés et préparés…).