Bordeaux lance une campagne destinée à mesurer les émissions de particules fines émanant des navires.

Au cours de l’année 2017, 53 navires ont accosté sur les quais de la « belle endormie ». Une fréquentation importante qui n’est pas sans conséquences sur la qualité de l’air en ville. En effet, ces navires rejettent une quantité importante de particules fines, qui ont un impact non négligeable sur la pollution.

Tout comme l’a fait Marseille il y a 3 ans, Bordeaux a donc décidé de mesurer ces émissions.

La campagne, menée par l’agence Atmo en collaboration avec Bordeaux Métropole et la municipalité, a démarré le 5 avril dernier et devrait rendre ses conclusions au mois de septembre.

Le Gaz Naturel Liquéfié : un carburant d’avenir pour lutter contre la pollution des navires

D’après Michel Bromel de France Nature Environnement, "Un paquebot pollue autant qu'un million de voitures, en termes d'émissions de particules fines et de dioxyde d'azote". Mais quelles solutions s’offrent aux armateurs pour réduire leurs émissions polluantes et ainsi limiter leur impact sur l’environnement et sur la santé ?

Le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) apparaît clairement comme une énergie d’avenir. Il permet en effet de réduire de 90% les oxydes de soufre, de 95% les particules fines, de 80% des oxydes d’azote et jusqu’à 20% les émissions de CO2 des navires. En plus de présenter un avantage non négligeable en termes de réduction de la pollution maritime, il est très intéressant sur le plan économique : les navires fonctionnant au GNL consomment en effet moins que ceux utilisant du fioul comme carburant !